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 We are free ▽ JudeAceRiley

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B. Jude Lestrange


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✎ MESSAGES : 63
✎ DATE D'INSCRIPTION : 15/08/2013
✎ CELEBRITE : Leonardo Dicaprio

✎BUSY IN : Pêcheur (entreprise familiale) et musicien (passion)

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MessageSujet: We are free ▽ JudeAceRiley   We are free ▽ JudeAceRiley EmptySam 21 Sep - 8:25




- freedom  -

Il faisait nuit noire depuis bien longtemps. Au milieu de cette nuit fraîche et accueillante, je me laissais bercer par le chant des vagues quelque part dans un endroit retiré de la plage, loin de la cacophonie festive de la ville. Après tout, c’était la rentrée pour nombreux d’étudiants qui avaient décidés d’aller picoler dans les bars urbains pour fête dignement ce retour en classe. Et moi, travailleur depuis de nombreuses années, je ne me sentais pas concernée par cette petite fête. Je préférai goûter au baiser salé de la plage de sable blanc, d’écouter la voix intime de l’océan au creux de mon oreille.

Allongé sur le matelas de sable froid, la tête calée contre un vieux tronc depuis longtemps abandonné sur la berge, j’observai d’un regard fixe les flammes dansantes du petit feu que j’avais allumé dans le petit cercle de pierres à quelques centimètres de mes pieds nus. Vêtu d’un jeans foncé aux pans diablement abîmés et d’un pull noir, je ne craignais pas la tiédeur du soir. Le brasier réchauffait l’extrémité de mes pieds et embaumait mon âme d’une indicible chaleur.

Que faisaient les autres à cette heure ? Trois heures du mat’, ils devaient tous pioncer dans leur lit douillet en pensant à un lendemain incertain. La pensée de chacun d’entre eux m’arracha un doux sourire. Ace, Riley, Cassandre, Olivia…je ne pouvais me passer de ces quatre filous. A nous cinq, nous formions une sacré bande qui a germé il y a bien longtemps. Ils sont ma seconde famille. Un pilier dont j’ai bien souvent besoin pour ne pas sentir le gouffre de la solitude me tirer vers le bas. Alors certes, il y a mon oncle…mais ce n’est pas la même chose. Certains me balancent qu’il manque une femme dans ma vie et moi je riposte en affirmant qu’il y en a une.

Bon…je l’accorde, la mer n’est peut-être pas la compagne à laquelle ils font référence, mais je ne peux m’empêcher de la considérer comme telle pour le bonheur qui me submerge lorsque je suis près d’elle, en elle, sur elle. Elle m’emporte vers des sentiments volubiles. Elle rend ma vie légère et colorée à la fois. Vivre sans elle serait presque impossible.
C’est en général à ce moment là que les autres corniauds éclatent de rire devant ma mine passionnée. Mais qu’importe, aux diables leurs remarques !

Sentant ma langue asséchée réclamer un liquide, je lève mon bras au bout duquel est arrimée une bière pour boire quelques gorgées. L’alcool pétillant et mousseux me ravit le palais et gonfle mon estomac d’une satisfaction certaine. Un coup de vent me fait légèrement frissonner mais je croise fermement les bras contre ma poitrine pour me parer du froid discontinu. Et ce, jusqu’à ce que l’envie de tâter les cordes de mon violon ne vienne m’embraser l’âme. Me redressant en prenant appui de mes deux mains contre le sable, je m’empare de l’instrument qui repose sur le tronc pour le prendre avec amour dans mes mains. Le cadre nocturne m’inspire aussitôt et c’est sans tergiverser que je laisse le bâton glisser sur les cordes pour susurrer la musique qui est notre. Celle de la bande. La musique des pirates.